2008 – Ceci est une chaise

Ceci est une chaise de Caryl Churchill

Ceci est une chaise a été l’objet d’une mise en espace au Théâtre national de la Colline à Paris dans le cadre du festival ActOral le 19 octobre 2008.

La courte pièce était présentée deux fois de suite. Dans sa seconde occurrence, le texte était accompagné d’une « voix off », écrite par Julien Fišera, décrivant les lieux dans lesquelles ces échanges avaient lieu, à la manière d’une « audiodescription » à destination des malentendants.

Equipe

Mise en scène Julien Fišera

Collaboration artistique Caroline Guiela et Antoine Mathieu

Collaboration au dispositif scénique Laurent P. Berger

Lumières Kelig Le Bars

Composition musicale et son Reno Isaac

Formules costumes Cécile Feilchenfeldt

Texte français Élisabeth Angel-Perez.

Copyright L’Arche Éditeur.

Avec Sara Amrous, Clémentine Baert, Nicolas Cartier, Jean-Charles Clichet, Noémie Develay Ressiguier, Vladislav Galard, Robert Hatisi, Johanna Korthals Altes, Aurélie Namur, Noëlle Renaude, Noémie Renault, Philippe Smith, Grégoire Tachnakian, Emilien Tessier, Manuel Ulloa

Voix Caroline Arrouas

Production compagnie espace commun, ActOral. Avec le soutien du CENTQUATRE, Paris

Présentation

Ceci est une chaise s’écrit en huit scènes dialoguées pour quinze personnages. Duos et trios alternent sans lien direct entre eux : les personnages ne se retrouvent pas d’une scène à l’autre.

En ouverture de cette courte pièce écrite en 1997, l’auteur indique seulement : « Le titre de chaque scène doit être clairement affiché ou annoncé. »

S’installe ainsi un jeu entre ces huit scènes tirées du quotidien et leurs intitulés, s’apparentant à ce que l’on appelle communément un sujet de société : « La guerre en Bosnie », « Pornographie et censure » etc.

Dépassant le cadre purement théorique et ludique de la proposition, l’auteur déplace les enjeux, sabote le quotidien et sape toute velléité d’un débat attendu.

C’est notre existence au jour le jour que semble révéler de manière inattendue Caryl Churchill, dans son aspect presque le plus brutal. Les réponses que peut apporter le théâtre ne sont pas celles que l’on croit.

Joseph Kosuth, "One and Three Chairs", 1965