2006 – Face au mur

Face au mur de Martin Crimp
Triptyque composé de Ciel bleu ciel (2005), Face au mur (2002) et Tout va mieux (2002).

Spectacle créé le 18 mai 2006 dans le cadre du festival « Frictions » à Dijon.
En tournée au Théâtre Dijon Bourgogne – CDN, à La Générale – Paris, au Grand R – SN de La Roche-sur-Yon, en janvier 2009 au CENTQUATRE, Etablissement artistique de la ville de Paris, en août 2009 au festival « La Scène au vert ».

Equipe
Mise en scène Julien Fišera
Assistante à la mise en scène Mirabelle Rousseau
Espace Laurent P. Berger
Chanson Thomas Mery

Avec à la création :
Clémence Bucher
Nicolas Maury
Aurélie Namur
Grégoire Tachnakian

(Julie Lesgages et Antoine Mathieu ont également joué ce spectacle.)

Plan de la structure scénographique « Face au mur »

Présentation
Face au mur est un triptyque constitué de Ciel bleu ciel, Face au mur et Tout va mieux. Ces formes courtes d’une vingtaine de minutes chacune sont comme trois entrées dans l’univers à la fois énigmatique et poignant du théâtre de Martin Crimp.

Poursuivant un travail initié avec Atteintes à sa vie, Martin Crimp interroge la nature de notre rapport au monde : partant du fait que notre appartenance au monde est tributaire du langage, il cherche à analyser comment celui-ci a été détourné de son objectif premier : celui de figurer le monde. Aujourd’hui le langage est devenu suspect et pour Martin Crimp, le théâtre est le lieu de ce questionnement.

Dans le triptyque Face au mur, trois ou quatre voix évoquent en le reconstituant un évènement auquel elles auraient, ou non, pris part. Alors que se précise et que prend corps l’objet du récit, l’identité des locuteurs est mise en doute. Le spectateur se met alors à questionner la relation qu’entretiennent ces voix à l’évènement : y ont-elles réellement assisté ? l’ont-elles provoquées ? les voix sont-elles criminelles ? sont-elles celles de scénaristes qui, comme dans Le Traitement, ont à charge de scénariser un être ? d’acteurs bâtissant une improvisation ? d’enquêteurs…?

La fiction perd la mémoire de son propre récit.

Nicolas Maury dans "Face au mur"