DOM JUAN

Création 2013

De Molière

Mise en scène Julien Fišera
Avec La troupe permanente du Théâtre d’Art

Reportage Dom Juan KULTURA ici

Dom Juan
Dom Juan

©Ekaterina Tsvetkova

Dom Juan
Dom Juan

©Ekaterina Tsvetkova

Dom Juan
Dom Juan

©Ekaterina Tsvetkova

1/2

Création Théâtre d’Art de Moscou, sur invitation de l’Institut Français, 2014
Spectacle en russe.


Créé au Théâtre d’Art de Moscou, sur invitation de l’Institut Français (2013)

Par définition Dom Juan est l’infidèle, celui qui ne respecte aucune foi. Sa seule fidélité est à l’égard du contrat qu’il a passé avec lui-même : celui de s’affranchir de tout contrat. Il ne respecte aucune loi et sa conduite ne regarde personne. Mais personne au théâtre, c’est nous.


Dom Juan exprime le désir de donner à chacune et chacun exactement le même possible. Cet acte rappelle ce qui fonde la pièce à mes yeux : la nécessité de réaffirmer et de manière absolue le principe de liberté individuelle. Dom Juan n’est pas qu’un épicurien. Dom Juan est en lutte.
Incarnant en actes la question posée par Molière : « Comment est-ce qu’un sage esprit s’accommode aux vices de son siècle ? », il se sacrifie et montre l’exemple. C’est en ce sens qu’il faut entendre son caractère libertin. Il ne se sent redevable de rien et, mettant son propos en pratique, il montre la voie. Alors oui, en ce sens, Dom Juan est un émancipateur, pour reprendre le mot de Sganarelle, « l’émancipateur du genre humain. »


Je pense à une autre grande oeuvre française sur l’amour en cavale et la violence des sentiments : Pierrot le fou de Jean-Luc Godard. Et la définition du cinéma que donne le réalisateur Samuel Fuller dans les premiers instants du film fait écho pour moi à Dom Juan : « C’est comme un champ de bataille : l’amour, la haine, l’action, la violence et la mort. En un mot, c’est l’émotion. »