DANS LE CERVEAU DE MAURICE RAVEL

Report 2022

Création pro le 3 mai 2021 - La Pop, Paris

Conception et mise en scène Julien Fišera

Texte Julien Fišera et Vladislav Galard

Conception et mise en scène Julien Fišera
Écriture musicale Anthony Laguerre

Avec les comédiens Vladislav Galard et Thomas Gonzalez,

et le batteur Anthony Laguerre

 

Espace François Gauthier-Lafaye
Lumières Kelig Le Bars

Costumes Elisabeth Cerqueira

Durée : 1h05

Dossier ici

Dans le cerveau de Maurice Ravel - 03-05
Dans le cerveau de Maurice Ravel - 03-05

©Simon Gosselin

Dans le cerveau de Maurice Ravel
Dans le cerveau de Maurice Ravel

©Simon Gosselin

Dans le cerveau de Maurice Ravel
Dans le cerveau de Maurice Ravel

©Simon Gosselin

Dans le cerveau de Maurice Ravel - 03-05
Dans le cerveau de Maurice Ravel - 03-05

©Simon Gosselin

1/5

Dans le cerveau de Maurice Ravel est une rêverie ludique et poétique autour des derniers jours de Maurice Ravel et de l’effet de la maladie sur la création musicale. Atteint d’aphasie et d’apraxie, Maurice Ravel souffre les dernières années de sa vie d’une maladie dégénérative qui aura un impact indéniable sur son art : le Boléro mais aussi le Concerto pour la main gauche et le Concerto en sol ont été composés sous l’emprise de la maladie. Le spectacle explore de manière détournée les liens entre neurologie et création.
Si l’on examine le Boléro, que Maurice Ravel appelait lui-même « 16 minutes de musique sans musique » : faut-il y voir le signe de la progressive amusie du compositeur ? Comment retracer l’impact de la maladie sur cette période artistique ?

Dans le cerveau de Maurice Ravel se déroule dans la pièce à vivre du Belvédère, la demeure acquise par Maurice Ravel en 1921 et qu’il ne quittera pas jusqu’à sa mort en 1937. Rénovée et décorée par le compositeur lui-même, cette maison étroite et peu praticable, il la partage avec Madame Reveleau, sa gouvernante Cette dernière, de quelques années son aînée et dont on ne sait finalement que peu de chose, acquerra aux yeux de Ravel une place tout à fait singulière et primordiale : elle est le témoin des années les plus riches du compositeur, au plus près du génie créatif. « Bonne à tout faire », Madame Reveleau je l’imagine tour à tour confidente, cuisinière, aide-soignante, secrétaire, messagère, manageuse, partenaire et amie.


Fonctionnant formellement par touches « impressionistes », comme on a pu dire de la musique de Ravel qu’elle l’était également, la pièce raconte en une douzaine de scènes à deux le quotidien retiré du monde de Maurice Ravel, l’acceptation de la maladie neurologique dont il était atteint et les efforts faits pour retrouver la mémoire, la difficile création, et la richesse d’une relation qui est bel et bien domestique puisqu’elle se cantonne au périmètre de la maison. Dans le cerveau de Maurice Ravel éclaire d’une lumière nouvelle quelques moments intimes du compositeur dès les premiers signes de la maladie, coïncidant aux premiers temps de l’écriture du Boléro et d’un opéra qui ne verra jamais le jour : Jeanne d’Arc.


La pièce rêve cette relation, dévoile l’intimité d’un compositeur qui portait haut des idéaux d’élégance mais avant tout de discrétion, et vise enfin à réhabiliter la place de Madame Reveleau auprès de Maurice Ravel. Bretonne de naissance, cette Madame Reveleau n’a pourtant rien d’une « Bécassine », elle porte un regard aiguisé et critique sur l’oeuvre de Ravel, l’accompagne, le relance, le soutient. Sur son lit de mort, les derniers mots de Maurice Ravel seront pour elle, Madame Reveleau, restée trop longtemps dans l’ombre.


 

Production Compagnie Espace commun
Coproduction La Pop - Paris
Résidences de création la vie brève – Théâtre de l’Aquarium ; La Pop - Paris ; Abbaye de Royaumont ; Les Tréteaux de France - Centre dramatique national ; La Ferme du Buisson - Scène nationale de Marne-la-Vallée

Avec le soutien en industrie de la vie brève – Théâtre de l’Aquarium